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04/06/2020

une 21mai

Vidéo Proclamation de l'Évangile de ce jeudi 21 mai 2020, solennité de l'Ascension, par Mgr Stanislas Lalanne, notre évêque. Suivie de son homélie.

 

Proclamation de l'évangile par Mgr Stanislas Lalanne :

Homélie de Mgr Stanislas Lalanne :

 


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Homélie de Stanislas Lalanne
pour la fête de l’Ascension
Jeudi 21 mai 2020

Si des journalistes avaient à parler de l'actualité de l’évangile de ce jour, leurs manières de traiter l'information seraient sans aucun doute bien différentes les unes des autres.

• Pour certains, le « scoop » du jour serait la disparition de Jésus élevé vers le ciel. 
• Pour d'autres, le « scoop » du jour serait la fin des apparitions du Ressuscité et la solitude à laquelle les disciples de Jésus sont, cette fois, définitivement livrés. 
• Pour d'autres encore, le « scoop » du jour serait, non pas le message de l’Evangile mais l'acte de refermer l’Evangile sur cette dernière page.

Chers amis, les manières de comprendre, de traiter, d'entendre l'actualité sont diverses et variées. Ainsi en est-il aussi de la Bonne Nouvelle !

Chaque jour, nous nous mettons à l'écoute de l'actualité du monde dans lequel nous vivons. Et ces dernières semaines, avec anxiété, voire angoisse.

Et ce qui se passe, ce qui se vit, aux quatre coins du monde nous arrive de plus en plus rapidement jusqu'au cœur même de notre intimité. L'actualité nous est livrée par la presse, la télévision, les réseaux sociaux, les échanges que nous avons avec des voisins et des amis.

Et, quoi qu'il en soit de l'actualité du monde, nous ne pourrons jamais nous résoudre à accepter sereinement tant de décès du covid, tant de guerres, de souffrances et violences inutiles.

L'actualité nous promène inlassablement entre deux berges : celle d'hier et celle de demain, entre passé et avenir. S'il nous est assez facile d'apprécier le passé parce que précisément il est derrière nous, il nous est bien plus difficile de maîtriser l'avenir et même parfois de l'accepter tel qu'il se propose à nous.

Oui, l'avenir bien souvent nous inquiète, marqués par tant d’incertitudes. Et sans doute l'avenir inquiète aussi les disciples :

• De quoi demain sera-t-il fait ? 
• Pourrons-nous tenir ? 
• Quelle sera notre liberté ? 
• Saurons-nous nous aimer toute une vie ? 
• Serons-nous fidèles à sa Parole, à son message ?

Entre passé et avenir, le présent nous ouvre les bras, avec la tentation de tourner le dos au passé et de fermer les yeux à l'avenir, avec le risque de se laisser accaparer par le présent et de ne voir plus que lui.

Mais nous le savons, le présent a besoin du passé pour s'écrire. Il nous faut lire et relire les jours et les heures du passé pour en puiser la force de vivre le présent et pour oser rêver, inventer le futur.

L'Ascension de Jésus est donnée aux disciples comme un ultime rendez-vous. Un rendez-vous pour lire et relire le passé avant de plonger dans le futur, dans cette actualité du départ qui s'impose aux disciples.

Répondant à leurs questions, le Ressuscité du matin de Pâques leur déclare : « Vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. »

Pour les disciples, l'actualité du moment n'est plus à la peur devant les apparitions du Ressuscité. Elle n'est pas à la contemplation du Ressuscité.

L'actualité n'est pas non plus à la tentation de poursuivre la relation avec Jésus comme avant, comme s'il n'y avait jamais eu la croix, la mort, le tombeau vide, la résurrection… Comme si tous ces événements avaient été une parenthèse.

D'une certaine manière, l'actualité de l'Ascension de Jésus, pour les disciples comme pour nous aujourd'hui, c'est le « scoop » du livre qui se referme.

Le livre est fermé. Dorénavant il va falloir écrire un autre livre, remplir de nouvelles pages. Pour nous aussi !

Chacun est soudain renvoyé à lui-même, à ses choix, à sa liberté, à son avenir. Chacun est renvoyé à l'acte de foi qu'il lui faut poser pour oser le départ auquel le Ressuscité appelle.

Un tel acte de foi ne pourra se poser que dans l'accueil de la Bonne Nouvelle, dans la relecture d'une vie, dans la prière. Un peu à la manière des disciples qui, dans l'attente de l'Esprit et avant la grande dispersion de l'envoi en mission, se réunissent avec Marie et d'autres frères et sœurs de leur groupe pour prier.

Pour les disciples et pour nous-mêmes aussi, l'avenir est devant. Et l'avenir repose sur la mémoire. Non pas la mémoire de pieux souvenirs, mais la mémoire vivante d'une actualité qui demeure et se fait chaque jour plus brûlante : « Faites cela en mémoire de moi ! »

Oui, l'Ascension actualise encore davantage cette parole de Jésus. 

• Dorénavant, c'est notre propre vie qui doit se faire don, à la manière du Christ. 
• Dorénavant, c'est notre propre existence qui doit se livrer aux flammes de l'Esprit. 
• Dorénavant, nous sommes envoyés de par le monde pour être témoins de la Bonne Nouvelle.

La fête de l'Ascension nous rend libres de risquer un acte de foi qui fait de nous des témoins, des hommes et des femmes responsables de la Bonne Nouvelle.

Etonnant départ du Ressuscité, qui fonde le départ en mission des disciples ! Dans son départ, dans son absence, Jésus est déjà présent à tous les carrefours du monde, à tous les carrefours de nos vies.

Par l’Ascension, Jésus échappe aux disciples, il nous échappe. En fait, il échappe à nos saisies possessives, égoïstes ou utilitaires. S’il nous échappe, c’est pour nous obliger à croire en son nouveau mode de présence.

L’Ascension nous découvre le sens profond de l’eucharistie à laquelle vous aspirez tellement de pouvoir participer ! 

• Jésus n’est plus seulement notre compagnon de route puisqu’il est notre force pour marcher.
• Jésus n’a plus seulement à être vu puisqu’il est notre regard. 
• Jésus n’a plus à être seulement notre présence aimante à nos côtés puisqu’il est devenu notre force d’aimer.

Jésus monté aux cieux nous plante réellement en terre puisque nous sommes, désormais, sa présence auprès de tous les hommes.

Des hommes qu’il veut pouvoir, par nous, continuer sans cesse à rencontrer, à aimer, à sauver.

Nous sommes appelés à être, au cœur de ce monde, des témoins joyeux, comme les premiers apôtres, de sa résurrection.

Bonne fête de l’Ascension ! Amen.

21 mai 2020

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