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04/12/2020

Vidéo "Dieu a le pouvoir de faire de nous dès aujourd’hui des êtres neufs, des êtres libres." Voir l'homélie de ce dimanche 15 novembre 2020 par Mgr Stanislas Lalanne.

 

 

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Homélie de Stanislas Lalanne
Dimanche 15 novembre 2020

Voir la proclamation de l'évangile du jour par Mgr Stanislas Lalanne

Chers amis, osons avouer notre étonnement devant l’attitude du maître à la fin de la parabole des talents.

Osons formuler les questions qui nous brûlent les lèvres :
- comment ce personnage d’une histoire imaginée peut-il figurer le Père des cieux dont Jésus nous révèle la tendresse sans mesure ?
- Comment peut-il faire fi de la plus élémentaire justice en condamnant « à des pleurs et des grincements de dents » un serviteur qui lui a seulement rendu ce qui lui avait été remis ?

Bref, comment ce récit peut-il avoir sa place dans un enseignement sur la venue du Royaume ?!

Oui, au premier abord, cette parabole peut choquer, car elle semble injuste. C’est celui qui a reçu le moins qui est sanctionné. Et le peu qu’il a, le maître le lui reprend pour le donner à celui qui avait reçu le plus au départ !

Pour surmonter ce scandale, rappelons-nous quel principe d’interprétation nous ont légué les Pères de l’Eglise : chaque fois que nous ne trouvons pas, dans un passage de la Bible, la Bonne Nouvelle du Royaume, c’est un signe manifeste que nous l’avons lu de travers.

Alors, réfléchissons ensemble sur le sens de ce récit.

Si on raisonne par exemple, en termes d’argent, on peut légitimement penser que celui qui a reçu cinq fois plus que les autres peut plus facilement prendre des risques pour investir et faire fructifier son bien.

Il a une marge plus grande pour se rattraper en cas d’échec. Il a a priori plus de chances de réussir. Et on peut même en conclure que celui qui n’a reçu qu’un seul talent, comparé à celui qui en a cinq, est vraiment un pauvre et n’a pas beaucoup de chances de s’en sortir !

Mais, cette première conclusion est déjà fausse ! Il faut savoir en effet qu’un talent, au temps de Jésus, vaut 6000 deniers, soit le salaire de 6000 jours de travail, c’est-à-dire le salaire d’une vingtaine d’années de travail.

Celui qui reçoit donc un seul talent n’est pas lésé, loin de là ! Le maître lui donne tout ce qu’il lui est nécessaire pour vivre convenablement. De plus, il ne pouvait lui en confier davantage, puisque chacun a reçu « selon ses capacités », dit la parabole.

Cependant, même si personne n’est lésé, pourquoi le maître, qui représente Dieu, donne-t-il cinq fois plus à l’un qu’à l’autre ? N’y a-t-il pas là une forme d’injustice ?

Si nous étions réellement propriétaire des biens que Dieu nous a donnés, ce serait effectivement injuste que nous ne recevions pas tous une part identique.

Mais il faut réaliser que tous nos biens, tout ce que nous sommes, tout ce que nous avons reçu de Dieu, nos dons, nos charismes, nos talents, ne sont pas des biens dont Dieu a fait de nous les propriétaires. Ce sont des biens que Dieu nous a confiés, pour les faire fructifier, en les mettant au service les uns des autres !

Tout comme un père confie des biens différents à ses enfants, selon leurs capacités à en faire bon usage ! Et tant que les parents sont vivants, les enfants ne sont pas propriétaires des biens de la famille.

Or notre Père du ciel n’est pas mort ! Même s’il se fait parfois silencieux, et qu’il semble à certains moments comme « parti en voyage », il est bien vivant ! Et tout, absolument tout, lui appartient.

Vouloir mettre la main sur les biens que Dieu nous confie, c’est se comporter comme l’enfant prodigue qui réclame sa part d’héritage pour partir loin de son Père, et finalement dilapider tous ses biens.

C’est par pur amour que Dieu nous a tout confié, qu’il a fait de nous les gérants de tous ses biens. Et comme tout gérant, nous aurons des comptes à rendre sur la manière avec laquelle nous avons géré ses biens.

Ce qui importe, ce n’est donc pas que nous ayons tous au départ la même quantité de biens, les mêmes dons, les mêmes charismes, mais bien la manière dont nous les gérons ! Car à Celui qui a beaucoup reçu, il sera beaucoup demandé !

A travers cette parabole, Jésus nous rappelle que tous ces biens, matériels ou spirituels, qui nous ont été confiés par notre Père du ciel, ne doivent pas dormir. Tous ces biens doivent aussi et surtout être mis au service de l’amour : au service de notre relation d’amour pour Dieu et pour notre prochain, pour notre frère.

L’intérêt du capital qui nous a été confié se mesurera en quantité d’amour. C’est la seule monnaie qui ait vraiment de la valeur aux yeux de Dieu ! Ce n’est pas tant ce que nous faisons qui compte, que l’amour que nous mettons dans nos actes.

Alors, nous pouvons comprendre comment de simple intendant, de simple gérant, nous pouvons devenir l’ami de notre maître, car c’est ainsi que Jésus se comporte avec chacun d’entre nous ! « Je ne vous appelle plus serviteurs, […] je vous appelle mes amis. » Appel à imiter donc comment Jésus lui-même a fait fructifier à l’infini tout ce qu’Il avait reçu de son Père, en faisant tout par pur amour.

Mais je souhaite, en terminant cette homélie, revenir sur ce troisième serviteur et vous partager ce qu’il m’inspire.

Ce maître qui part en voyage attend avant tout de ses serviteurs
- qu’ils soient responsables et pas seulement gardiens,
- qu’ils soient capables de choix, de décisions, de prises de risques et pas seulement gestionnaires !

Le troisième serviteur, lui, est pétri de crainte, saisi par la peur. Et la peur est toujours mauvaise conseillère !

Nous pouvons être aussi habités par la peur face à la complexité du monde, devant le danger de la pandémie et la violence, devant l’incertitude par rapport à l’avenir. Mais la peur engendre des attitudes défensives. Elle empêche de faire confiance, de prendre des risques.

La peur ou la foi, tel est le dilemme devant lequel on se trouve. En relisant l’Evangile, je constate que la foi est toujours une victoire sur la peur. Finalement, ce qui identifie un chrétien, c’est la manière dont il remporte la victoire sur la peur.

C’est vrai que l’avenir peut sembler menaçant, que la solitude peut nous accabler à certains jours, que notre péché semble plus pesant que notre espérance et que la mort demeure la grande inconnue qui nous fait peur. Mais le Christ est venu nous délivrer de nos peurs, de nos chaînes, de nos paralysies, de nos angoisses.

Celui qui a ressuscité les morts a le pouvoir de faire de nous dès aujourd’hui
- des êtres neufs, des êtres libres,
- des êtres qui acceptent le risque de la foi,
- des êtres qui acceptent de faire fructifier les talents reçus, parce qu’ils ont vaincu la peur.

Amen.

 

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