
Messe d’action de grâce pour les
moines de Chérence
Ce dimanche 15 février à 11h, une messe d’action de grâce sera célébrée à l’église de Chérence, en présence de Mgr BERTRAND, pour remercier les frères de la Congrégation bénédictine de Notre-Dame d’Espérance du prieuré Saint-Benoît. Après près de quarante ans de vie monastique dans le Val-d’Oise, les frères s’apprêtent à quitter le prieuré.
Entretien avec frère Roger Patin, prieur de la communauté.
Installée à l’origine dans une ancienne ferme très rudimentaire, la communauté a été fondée par frère André-François, premier prieur, en 1987. Sans eau courante, ni électricité, ni chauffage à ses débuts, le monastère a peu à peu pris forme grâce à la persévérance des frères.
Fidèles à la devise bénédictine Pax, les frères ont cherché à faire rayonner une paix humble et discrète, nourrie par la prière contemplative et la vie communautaire, au cœur d’un monde qui en a profondément besoin, un peu comme un petit caillou jeté dans l’eau, qui crée des ondes concentriques de plus en plus grandes : cela paraît insignifiant de prime abord, mais cela rayonne, tout simplement.
Quelle est la caractéristique de votre charisme ?
Nous appartenons à la Congrégation bénédictine Notre-Dame d’Espérance, fondée en 1966 de l’intuition du Père Henri Guilluy, moine de l’Abbaye Saint-Paul de Wisques, que vie contemplative et fragilités ne sont pas opposées. Elle accueille des hommes appelés à la vie monastique mais fragilisés par la maladie ou le handicap. La règle de saint Benoît y est adaptée afin que chacun puisse vivre pleinement sa vocation contemplative. Notre communauté vit des intentions de messe et des dons, dans un esprit de partage et de confiance. On ne roule pas sur l’or mais on ne manque de rien.
Pourquoi ce départ ?
La baisse des vocations et le vieillissement des frères rendent difficile le maintien de toutes les maisons. Face au manque de frères en capacité d’assumer la responsabilité de prieur, la congrégation a choisi de regrouper ses communautés. Les frères de Chérence vont rejoindre d’autres prieurés, tandis que je prendrai la responsabilité de la maison mère à Croixrault.
Que retenez-vous de votre présence dans le diocèse ?
Un profond attachement aux relations nouées au fil des années. Cette fermeture est douloureuse, tant pour les frères que pour les fidèles, avec lesquels des liens forts se sont tissés. La fragilité partagée a renforcé la communion. Tous les frères soulignent aussi la richesse et la diversité des communautés religieuses du diocèse, ce qu’on ne voit pas toujours ailleurs et c’est là signe d’une vie consacrée vivante et joyeuse.
Quel message souhaitez-vous partager avec les fidèles du Val-d’Oise ?
Ne pas avoir peur de la fragilité, se confier à la Vierge Marie, rester fidèles à la prière — notamment le rosaire — et cultiver la complémentarité dans toutes les relations humaines. « Il ne s’agit pas d’efficacité, mais de vivre ensemble, aussi et surtout dans les petites choses. »
12 février 2026
Les frères résidents du Prieuré

Fr. Benoît-Joseph, fr. Bernard, fr. Joël (déja parti pour Rennes), fr. Olivier, fr. Michel, fr. Régis, fr. Robert et fr. Valère (déja parti pour Evian).
Fr. Gérard est décédé le 29 décembre 2025.
Communiqué de Mgr BERTRAND annonçant la fermeture du Prieuré

Dans un courrier daté du 27 novembre 2025, Mgr Benoît Bertrand annonce le départ des moines de la Congrégation bénédictine de Notre-Dame d’Espérance de Chérenc [lire l’article].
20 novembre 2025

Pourquoi ce départ ?


