Florian : “Je veux donner
ma vie à Dieu !”

Florian Aubonnet, originaire de Saint-Prix, sera ordonné diacre en vue du presbytérat le dimanche 3 octobre 2021 à Ecouen. Il revient sur son parcours.

Florian, 27 ans, affiche un sourire paisible. De son visage rayonne une joie tranquille mais aussi de la profondeur, une sorte de gravité. Séminariste pour le diocèse de Pontoise depuis cinq ans, Florian sera ordonné diacre en vue du presbytérat le 3 octobre 2021. Et le parcours qui l’a conduit jusqu’à cette étape est tout empreint de cette joie, de cette paix et de cette gravité.

Enfant, Florian avait un rêve : devenir cuisinier. « Une passion qui me vient de ma mère et qui a habité toute mon enfance et ma jeunesse », explique-t-il. Sa famille, ses amis d’enfance, tout le monde savait bien qu’un jour Florian serait « chef ». C’est donc naturellement qu’il intègre, juste après le Bac, une grande école de cuisine à Paris. Florian y trouve ses marques mais, peu à peu, il réalise ceci : dans l’exercice de la gastronomie, ce n’est pas tant la technicité qui l’intéresse mais bien plutôt la convivialité que la cuisine permet. « Je constate que je suis finalement peu désireux de passer ma vie en cuisine. »

Sa vie de jeune chrétien est à l’image de sa personne : joyeuse et profonde.

Parallèlement à sa vie étudiante, Florian noue et renforce de nombreuses amitiés avec des jeunes chrétiens, tout particulièrement chez les scouts et dans le groupe de prière « Duk’n Altum » qu’il anime à Eaubonne. « Ces amitiés étaient et demeurent très importantes pour moi : nous prions les uns pour les autres ». Sa vie de jeune chrétien est à l’image de sa personne : joyeuse et profonde.

Cette profondeur, il l’avait expérimentée quelques années plus tôt. Une expérience sans doute fondatrice. C’était à l’occasion de sa retraite de confirmation, il avait 15 ans et participait à un temps d’Adoration. « A ce moment, raconte-t-il, j’ai senti que Dieu était vraiment là. Jusqu’alors je n’avais pas été conscient à ce point qu’une relation personnelle entre Dieu et moi pouvait exister… »

J’ai senti que Dieu était vraiment là. Jusqu’alors je n’avais pas été conscient à ce point qu’une relation personnelle entre Dieu et moi pouvait exister…

D’autres expériences marquantes ont jalonné son parcours de foi. Elles sont d’autant plus marquantes que Florian y est tout attentif : il « écoute » ce qui se passe et ce que cela produit en lui. Ainsi à 18 ans, il participe avec un ami à un projet humanitaire à Madagascar. Sur place, rien ne se passe comme prévu : l’école qu’ils devaient aider à construire est à peine commencée et il se rend compte que les habitants se débrouillent très bien sans eux. Non seulement Florian se sent désœuvré mais il découvre aussi brutalement la pauvreté. Par contraste, sa propre vie lui apparaît un peu vaine surtout marquée par le divertissement. « Je ne veux plus vivre comme cela », se dit-il alors.

“Quelle est ma place ?” Cette question,  je l’ai posée directement à Dieu : “Que dois-je faire ?”, “Qu’attends-Tu de moi ?”. Et… Il m’a répondu : “Suis-moi !”

Une question brûlante émerge en lui : « Quelle est ma place ? ». « Cette question, se souvient-il, je l’ai posée directement à Dieu : “Que dois-je faire ?”, “Qu’attends-Tu de moi ?”. Et… Il m’a répondu : “Suis-moi !” » Florian s’en trouve à la fois tout exalté et apeuré. Il se rend compte que la force de cet appel de Dieu va complétement bouleverser sa vie : « Avec mes études de cuisine, explique-t-il, j’étais comme sur des rails. Tout le monde savait bien que Florian serait “chef” ! » sourit-il. De retour en France, à la grande surprise de ses parents, il décide de « faire une pause » et participe à « l’Ecole d’Evangélisation » proposée par la Communauté de l’Emmanuel à Paray-le-Monial. Pendant une année, avec d’autres jeunes, il se forme et expérimente la vie fraternelle et une intense vie de prière. « C’est un très bon souvenir. Au terme de cette “Année pour Dieu”, une chose est sûre pour moi : je veux donner ma vie à Dieu d’une manière ou d’une autre ! »

J’ai pris les moyens de me mettre à l’écoute du Seigneur :  j’ai soigné ma vie de prière, j’ai décidé d’être accompagné spirituellement.

Le « suis-moi » qu’il a entendu ne le quitte plus. « Si Dieu m’a vraiment appelé, pense-t-il, il le refera encore ! J’attendrai sa confirmation ! » Ainsi Florian se sent comme mis en route et décide de reprendre ses études, non plus de cuisine mais dans le domaine de la compta-gestion. Trois années au cours desquels il s’investit non seulement dans son nouveau cursus d’études mais aussi – et surtout – dans sa vie de jeune chrétien. « J’ai pris les moyens de me mettre à l’écoute du Seigneur : je me suis davantage engagé dans le groupe “Duk’n Altum”, j’ai soigné ma vie de prière, j’ai décidé d’être accompagné spirituellement. » Au fil du temps, Florian se positionne de plus en plus clairement et paisiblement en disciple du Christ. « Dans toutes mes relations, à l’école, en Eglise, en famille, je me sentais de plus en plus moi-même », constate-t-il. Il se rend compte avec joie qu’il gagne en maturité humaine et spirituelle… Alors, devant lui, se présentent deux alternatives tout aussi bonnes : envisager une vie conjugale ou devenir prêtre. « Oui, dit-il, ces deux options m’apparaissaient tout aussi bonnes l’une que l’autre. C’est le fruit d’un libre discernement. » Comme une balance se trouvant à l’équilibre, Florian laisse, pourrait-on dire, le souffle de l’Esprit la faire pencher du côté qu’Il veut. Sa décision ne tarde plus et en septembre 2016, il entre au séminaire d’Issy-les-Moulineaux pour devenir prêtre pour le diocèse de Pontoise.

Florian se passionne aussi pour la théologie et l’étude de la bible. « J’aime approfondir les textes bibliques, mieux connaitre cette Parole. Je constate qu’elle éclaire non seulement qui est Dieu mais aussi qui est l’Homme. 

Ses années de séminaire ont été fructueuses. Marqué par le très bon accueil des paroisses où il est envoyé en stage d’insertion pastorale, il constate que la famille du prêtre, c’est toute la communauté chrétienne. Que ce soit à Cormeilles, à Cergy ou à Domont, il a pu découvrir avec enthousiasme le quotidien d’un prêtre. Il se passionne aussi pour la théologie et l’étude de la bible. « J’aime approfondir les textes bibliques, mieux connaitre cette Parole. Je constate qu’elle éclaire non seulement qui est Dieu mais aussi qui est l’Homme. Oui, je crois que la bible est une source inépuisable de connaissances. » Il profite de la possibilité qui lui est offerte de vivre sa quatrième année de séminaire au Brésil. Là-bas, il est heureux, dit-il de « se frotter à d’autres réalités, à une autre culture ». Tout cela participe à sa formation tant humaine que spirituelle et il en est heureux.

A quelques semaines de son ordination, Florian se dit serein : « les trois engagements au célibat, à la prière et à l’obéissance, je les désire ! » Servir les Valdoisiens au sein de l’Eglise diocésaine le réjouit. « J’aborde avec confiance les défis de notre époque, l’Eglise se renouvelle sans cesse pour mieux annoncer l’Evangile. Je crois que nos contemporains ne sont pas indifférents. Au contraire je constate une attente, une soif même pour peu qu’on les écoute vraiment ! » Florian est tout particulièrement soucieux de répondre à la soif des plus jeunes. « Je serai heureux de pouvoir donner aux jeunes du Val-d’Oise, croyants ou non, la possibilité de vivre une vraie expérience de fraternité et de prière ! »

Recueilli par S. François
19 août 2021

 

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responsable du Service des vocations
m.dehedouville@gmail.com

Le témoignage des parents de Florian

Jeunes Unicef

Que se passe-t-il quand un fils annonce à ses parents qu’il décide servir le Christ ? Comment accueillir cette vocation presbytérale en tant que parents ? Quels renoncements et quelles joies ? Témoignages de Marc et Sylvie, les parents de Florian dans un reportage réalisé par KTO : Vocations religieuses ou sacerdotales : comment accueillir le choix de son fils ? 


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