25/04/2019

1811sante

Santé Du 13 au 16 novembre à Lourdes se sont tenues les assises nationales des équipes diocésaines de la pastorale santé. La pastorale  santé qui offre à tout homme une présence humble et silencieuse, dans une totale gratuité, et se situe dans l’être et non dans le faire. C’est, sans doute, là qu’est sa « valeur ajoutée ».

 

Du 13 au 16 novembre 2018 se sont tenues à Lourdes les assisses nationales des équipes diocésaines de la pastorale santé. Chaque équipe diocésaine avait été invitée à venir avec un métier à tisser représentant le diocèse et le travail fait sur le terrain. Et chaque équipe est repartie avec le métier d’un autre diocèse…

Et en effet, nous avons « tissé », croisé les regards...
- des différentes branches de la pastorale santé (aumônerie hospitalière, service évangélique des malades, pastorale des personnes vivant avec un handicap, divers approches mais une seule pastorale !)
- des diocèses présents, chacun au service mais avec diverses réalités.
- des intervenants : un théologien, le Père Christoph Theobald, un médecin et philosophe, Marc Grassin,
- des personnes vivant elles-mêmes avec un handicap, des aidants familiaux ou associatifs...
- mais aussi un quatuor de trombones qui nous a régalé de sa musique mais aussi nous a fait comprendre comment travailler harmonieusement en équipe.
Tout ceci, bien sûr, conduit par l’équipe nationale de la Pastorale Santé.

Le Père Christophe Theobald nous a redit avec force, combien la pastorale de la santé était présence de l’Evangile de Dieu dans l’Eglise et dans la société, dans ces lieux où souffrance et malheur viennent fracasser la recherche de sens, et la Foi. Jamais une personne seule, mais une équipe envoyée en mission et qui doit faire retour de cette mission. Une équipe qui accroit la sacramentalité de l’Eglise, par sa présence, autant que par des actes, qu’ils soient fraternels ou sacramentaux. Selon le Père Theobald, la pastorale de la santé est un « laboratoire » qui ouvre la voie pour toutes les formes de pastorale, afin que l’Eglise toute entière devienne toujours plus « experte en Humanité » (cf Gaudium et Spes).

« Il nous faut cultiver cette attitude à la fois humble et audacieuse dans notre approche des personnes en souffrance. Oser la rencontre, être là où vivent nos frères, écouter les questions des Hommes... »

Marc Grassin nous a ensuite retracé les évolutions récentes des sociétés occidentales, depuis la société traditionnelle jusqu’à la société post moderne, où l’homme doit être capable d’édifier son propre monde dans la maîtrise et le contrôle de toute chose. Ce modèle questionne sur la place des plus fragiles, exclus de la société, et sur la place et le rôle de l’Eglise, au sein de cette société dite « liquide ». La pastorale de la santé offre à tout homme une présence humble et silencieuse, dans une totale gratuité, et se situe dans l’être et non dans le faire. C’est, sans doute, là qu’est sa « valeur ajoutée ».

Sœur Marie-Laure Denes, dominicaine, a conclu ces assises en rappelant que l’Eglise toute entière, et plus particulièrement la pastorale de la santé, sont convoquées, à la suite de Jésus Christ, à restaurer les personnes en souffrance rencontrées dans leur capacité d’autonomie, dans leur intériorité, dans leurs liens sociaux.

Quant au Père Bruno Cassin, médecin et vicaire général du diocèse de Lille, il a souligné qu’il nous faut être humbles car nous ne sommes pas seuls sur le terrain spirituel, bien des professionnels de santé s’en préoccupent, mais il nous faut aussi être audacieux, afin que l’Evangile soit audible. Car notre « valeur ajoutée » comme Chrétiens, c’est d’annoncer l’Evangile, annonce de salut, de vie, de joie, de paix, de douceur, de relations, dans des situations d’absurdité, de violence, de perte du sens et du lien.

Pour les 4 personnes présentes de notre équipe diocésaine, nous repartons avec la conviction qu’il nous faut cultiver cette attitude à la fois humble et audacieuse dans notre approche des personnes en souffrance. Oser la rencontre, être là où vivent nos frères, écouter les questions des Hommes…

Et nous prions Dieu de nous donner Son esprit, en reprenant le beau refrain du chant de Cécile et Jean-Noël Klinguer : « Que nos regards d’amour, nos mains et notre cœur, révèlent la mission, Seigneur, que tu nous as donnée ».

Any Tournesac,
responsable diocésaine pour la santé mentale
Octobre 2018

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