Faire mémoire ensemble
avec Renaissance

Mardi 2 juin, paix et délicatesse régnaient lors de la soirée consacrée à la signature des tesselles du projet Renaissance.  Organisé par le diocèse de Pontoise, ce temps fort a réuni des personnes victimes d’abus au sein de l’Église, ainsi que des accompagnateurs, venus poser un geste à la fois discret et profondément signifiant.

TessellesCertaines personnes venaient de loin, notamment de Toulouse ou de Blois, signe de l’importance particulière que revêtait pour elles ce temps de rencontre et d’expression.
La soirée s’est ouverte par le partage de témoignages, lus par certains participants ou relayés par un membre de la commission diocésaine de prévention et de lutte contre les abus pour celles et ceux qui n’avaient pas pu se déplacer. Des paroles fortes, accueillies dans un climat d’écoute et de respect, donnant le ton de cette rencontre profondément habitée.

Un geste simple, porteur de sens

Au cœur de la soirée, chacun était invité, s’il le souhaitait, à écrire au dos d’une tesselle – ces fragments qui composeront la grande mosaïque. Un prénom, une prière, une intention, un mot ou un dessin : autant de traces déposées dans un climat de respect et d’écoute. Pour les victimes présentes, ce geste a offert un espace d’expression à la fois personnel et collectif, dans une ambiance paisible et enveloppante.
Ces tesselles, modestes en apparence, participent à la construction d’une œuvre artistique et mémorielle d’ampleur : une mosaïque de 50 m² qui prendra la forme d’un chemin de réparation et de mémoire.

Une œuvre née d’un chemin éprouvé

Quentin et Marie-HélèneLe projet Renaissance a été présenté au cours de la soirée par Quentin Delcourt et Marie-Hélène Cretté, qui en ont rappelé la genèse et la signification. Cette œuvre monumentale est portée par sœur Samuelle, artiste ermite, elle-même victime d’agressions sexuelles et d’abus spirituel dans l’Église. Son travail artistique est né de l’épreuve traversée et du lent chemin de reconstruction qui s’en est suivi.

Composée de milliers de tesselles brisées, la mosaïque symbolise ce travail de réparation, tant personnel que collectif. Elle se veut aussi une œuvre de mémoire, destinée à rendre visible ce qui demeure trop souvent caché ou tu.

Une œuvre appelée à rayonner largement

La mosaïque Renaissance sera divisée en 200 fragments, qui voyageront à travers le monde. Ils seront exposés notamment dans des lieux marqués par des situations de violence, afin de porter un message de mémoire, de vigilance et d’espérance.
L’un de ces fragments trouvera sa place dans le diocèse de Pontoise, signe concret de l’engagement local dans cette démarche de reconnaissance et de réparation.

Une soirée portée par la musique et la fraternité

MusiqueLa soirée a également été ponctuée par les interventions musicales de Justine et Marie qui ont accompagné ce temps avec sobriété et profondeur, contribuant à soutenir l’atmosphère de recueillement.

Au-delà des mots, ce sont les silences, les regards et les gestes qui ont marqué cette rencontre. Dans une simplicité habitée, chacun a pu trouver sa place dans ce moment où la fragilité humaine a été reconnue, accueillie et portée dans une espérance partagée.

Mgr Bertrand lors de la signature des tesselles

5 juin 2026

 
CONTACT

Sylvie Quagliaro
Déléguée épiscopale, responsable de la commission Abus
accueil.victimes@diocesepontoise.fr 

 

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