
Ciné-débat à Sarcelles :
quand le travail ne suffit plus
à vivre dignement
Dimanche 25 janvier, la Mission ouvrière a organisé à Sarcelles un ciné-débat autour du film Discount. Une rencontre marquée par des échanges profonds et sans détour sur la pauvreté, la dignité au travail, le gaspillage alimentaire et l’accès aux droits, nourrie de témoignages locaux et portée par une espérance active.
Après la projection du film Discount, de nombreuses questions ont animé le débat : comment vivre dignement avec un travail précaire ? Comment se nourrir avec si peu de ressources ? Quelle place est faite à l’Humain dans notre société ?
Les échanges se sont appuyés sur des témoignages du Secours catholique et de services sociaux locaux. Les chiffres sont alarmants : le taux de pauvreté à Sarcelles, Garges ou Villiers-le-Bel atteint 35 à 39 %, contre 14 % au niveau national. La moyenne des revenus des personnes accueillies au Secours catholique est de 565 euros par mois, avec une augmentation des situations sans aucun revenu, notamment à cause de démarches administratives trop complexes.
La question du gaspillage alimentaire a également été soulevée : si des lois existent pour la grande distribution et la restauration collective, elles restent insuffisamment appliquées.
Malgré ce constat difficile, l’espérance demeure. Les participants ont évoqué des actions concrètes, personnelles et collectives, notamment en interpellant les candidats aux prochaines municipales sur la lutte contre le gaspillage et l’accès aux droits. Les paroles du pape Léon XIV sont venues soutenir cette dynamique : « Les graines d’amour que vous semez peuvent faire grandir un monde plus humain pour tous. »
Présent au début de la rencontre, Patrick Haddad, maire de Sarcelles, a rappelé son attachement à la fraternité dans la commune.
L’après-midi s’est conclue par un temps convivial autour du verre de l’amitié et d’une vente solidaire au profit de la Rencontre nationale de la Pentecôte de l’ACO.
30 janvier 2026
Le film ‘Discount’

Pour lutter contre la mise en place de caisses automatiques qui menace leurs emplois, les employés d’un Hard Discount créent clandestinement leur propre « Discount alternatif », en récupérant des produits qui auraient dû être gaspillés…




