
L’interculturel et ses multiples facettes
Malgré le temps gris et brumeux, le soleil est au rendez-vous dans le cœur des Consacrés du diocèse, rassemblés à Osny, ce samedi 13 décembre, pour leur récollection annuelle, en présence de Mgr Benoît BERTRAND.
Thème choisi : l’interculturel et ses multiples facettes. Comment accueillir, respecter et vivre avec les différences culturelles. Comment Jésus se situe face aux différences culturelles ? Autant de questions posées au Père Sébastien THOMAS qui anime cette récollection.
Après la prière du matin et les présentations d’usage, l’introduction du Père THOMAS nous invite à réfléchir à l’importance du dialogue et à ne pas nous reposer sur des évidences. Il s’agit de renouveler notre obéissance au double commandement de Jésus : aimer Dieu et aimer son prochain comme soi-même.
Pour nous engager dans le thème, nous voici avec la Cananéenne dans l’évangile de Mathieu (Mt.15, 21 à 24). Jésus va au Nord, aux frontières. Et nous sommes entraînés à visiter les différentes alliances que Dieu a faites avec la maison d’Israël :
- La 1e Alliance avec Adam, rompue par le péché originel
- Puis la 2e Alliance avec Noé, et avec l’humanité pécheresse, rompue par la Tour de Babel
- La 3e Alliance avec Abraham et sa descendance, alliance avec tout un peuple et rompue par le culte du veau d’or
- La 4e Alliance avec Moïse et Josué
- La 5e Alliance avec David, rompue par le péché de David
- Et enfin la 6e Alliance, avec le peuple des baptisés, Peuple de la Nouvelle Alliance (voir l’épître aux Hébreux).
Après ce long parcours, revenons à la Cananéenne : avec elle, Jésus évolue dans son dialogue. Il passe de la 5e Alliance à l’Alliance inaugurée par sa Mort et sa Résurrection. Au banquet du Royaume, le pain n’est pas compté, les petits chiens peuvent s’approcher et sont admis dans la salle du banquet.
Une leçon à 3 niveaux
- Dans ce récit, on peut voir les effets de la Résurrection. Dans notre regard sur les autres, situons nous dans la 6e Alliance, ouverte à tous. N’oublions pas que dans les autres nous voyons des frères et des sœurs pour qui Christ est mort et ressuscité.
- Mathieu fait de cet épisode une leçon missionnaire. Jésus franchit les frontières.
- La Cananéenne nous donne une leçon de FOI.
Un temps de médiation
Avant la messe, temps de silence et de réflexion à partir de cette péricope et des 6 Alliances.
En début d’après-midi, après de joyeuses agapes, le Père THOMAS nous fait rencontrer la Samaritaine (Jn4,3 à 26). Quelques préliminaires qui nous donnent les conditions nécessaires à une bonne rencontre.
Unis au CHRIST, nous sommes à la lumière de la Vérité car Il est la Vérité. Nous sommes des personnes libres et ouvertes et non des citadelles imprenables.
Le dialogue est un chemin vers l’autre, à mener avec Amour. Un cheminement du cœur qui transforme. Il s’agit d’être à la fois ouvert et ancré, libre et assuré. C’est un équilibre difficile à trouver. 4 ennemis du dialogue :
– La peur de l’autre
– La tendance à croire qu’on sait ce que l’autre pense avant même qu’il ne l’ait exprimé
– L’orgueil, la tendance à croire qu’on a forcément raison
– Le sentiment de supériorité : croire que sa propre tradition est supérieure à celle des autres
Alors, faisons grandir les puissants amis du dialogue :
– Le respect
– La patience
– L’écoute active
– L’humilité
Comment Jésus vit-il tout cela lors de sa rencontre avec la Samaritaine ?
1. Avec respect et humilité
Jésus a besoin d’aide, il s’aventure dans un dialogue incertain. C’est Lui qui entre en contact, qui prend le risque du dialogue. Il n’accuse pas la femme d’adultère, mais lui parle avec humilité et respect
2. Avec patience et écoute active qui permettent de guider la discussion et d’amener vers la Foi. Jésus domine le dialogue et le conduit. Il garde une juste distance : c’est un mode de vie qui relève de la chasteté spirituelle. Le dialogue entraîne la transformation de la Samaritaine qui devient témoin, source jaillissante. Partie de rien, la Samaritaine atteint la plénitude.
Et nous ?…
Après la rencontre avec la Samaritaine, nous continuons la réflexion en petits groupes à partir de 3 questions :
- Où en suis-je dans ma Foi pour le salut universel ?
- Suis-je libre et assuré pour vivre le dialogue avec les autres cultures ?
- Quelles sont les joies et les difficultés de l’interculturalité ?
Le mot de la fin
Après la mise en commun de notre travail de groupes, le Père THOMAS nous donne le mot de la fin : 2 pépites à emporter avec le reste.
– L’interculturalité est une question de rencontre, une question de cœur.
– Pensez au PARDON : la communauté est le lieu où l’on peut demander PARDON.
– Le PARDON peut amener une relation nouvelle.

Sr Daisy-Maria Michaël – 16 décembre 2025

Sr Daisy-Maria Michaël
Déléguée épiscopale à la vie consacrée
daismaria85@gmail.com
Adjoints à la déléguée épiscopale :
- P. Joseph Dumé jdume14@hotmail.fr
- Sr Bénédicte Ferbach ferbachb@hotmail.fr




