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25/10/2020

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Amitié Espérance Des personnes éprouvées par la souffrance psychique ou liée à un état dépressif se sont retrouvées pour échanger sur un passage de l'évangile selon saint Jean : « Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments..» Lire les échos de leur partage !

 

 

text Le Texte : Jn 15, 5-8

« Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous.
Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »

Proposition de pistes de réflexion pour préparer la rencontre :
• Je me souviens d’une rencontre forte avec Dieu. Est-ce que je peux en faire le récit ?
• Comme le sarment est accroché au cep, qu’est-ce qui nourrit ma relation à Dieu ?
• Qu’est-ce qui coupe cette relation ?
• Qu’est-ce qui me manque quand je suis coupé de Dieu ?

 

 

 

partageLe partage

 

• On est comme des branches ; si on croit, on sera encore les amis de Dieu. A mon avis, on récupèrera le bonheur qu’on n’aura pas eu sur terre. On suivra Jésus avec nos difficultés. On aura droit d’être aidés plus que maintenant. On fera pousser des bons fruits, des légumes. Si on suit Jésus, il nous donnera des bonnes choses de sa création. Il nous aidera à guérir.

 

 

« Ce qui me coupe de la relation à Dieu, c’est de ne plus pouvoir aller vers les autres. »

 

• Oui, j’ai vécu une rencontre forte avec Dieu. C’était quand j’ai été baptisée à 32 ans. J’ai reçu une grande lumière, Dieu m’a délivré de mes doutes, de ma peine. Il était là, présent, vivant. J’en ai eu des larmes de joie. Pour moi, cette rencontre, c’était la paix. Croire, c’est la confiance, l’espérance. C’est lui donner sa main, comme un enfant. Comme personne ne me tendait la main, je donnais la mienne. Dieu a tendu la main. Je l’ai prise.

• Quand j’étais jeune, je n’étais pas dans la religion, je n’allais pas à la messe. Ma mère était malade, triste, elle gémissait. Comme j’avais 7 ou 8 ans, ça me rendait triste. Je me suis dit « je vais prier ». Un beau jour, quand je priais, j’ai pris conscience qu’elle arrêtait de gémir. Alors, je me suis demandé s’il n’y avait pas quelqu’un là-haut ? Ça m’a donné une grande force en moi. Mais personne autour de moi n’était croyant. Et puis un jour j’ai entendu une annonce à la paroisse pour s’occuper de personnes âgées. Ma foi s’est développée grâce à un prêtre et une religieuse. Ce qui nourrit la foi, c’est le partage, la confiance, la prière. Ça me soulage de prier pour les autres, ça me fait un grand bien ! Pour les aider. J’aime les gens. Ce qui me coupe de la relation à Dieu, c’est de ne plus pouvoir aller vers les autres justement. Prier seule c’est pas pareil. La foi m’a aidée. Je suis bien.

• Moi, j’ai eu une éducation religieuse que j’ai rejetée à l’adolescence. Mais ma curiosité, des recherches, m’ont permis de me rapprocher de Dieu, sans me sentir croyant. Puis j’ai eu l’occasion d’aller à Rome et d’assister par hasard à une messe à St Pierre. Ça a été une rencontre forte avec Dieu et je n’en suis pas remis ! Je fais aujourd’hui un parcours de confirmation. Pour moi, le sarment sec est resté accroché au cep, n’a pas été jeté au feu, du moins il est resté pas loin ! Et ça a donné un sens à ma vie. La communauté autour de moi a été importante. Ca a donné un sens à ma vie. Ma mission à mon niveau c’est de mettre cette foi au service de l’autre. Ce qui me coupe de Dieu, ce sont mes faiblesses, mes jalousies, mes colères, et aussi l’absence de communauté. C’est le péché qui me coupe. Le sacrement de réconciliation me permet de reprendre souffle. Quand on est coupé de Dieu, on manque de sens, on se demande pourquoi on est là, on cherche sans trouver ! Et on finit par s’approcher...

 

« Si je perds contact avec le Christ, je perds la joie. »

 

• Moi, je trouve extraordinaire que Jésus veuille qu’on porte beaucoup de fruits et qu’on soit des disciples. C’est comme si on allait dire à tous la bonne aventure !

• Quand j’étais jeune, j’allais à la messe, c’était normal. En grandissant, on m’a dit que ça n’était pas normal d’aller vers les autres. A la mort de mon grand-père, j’ai coupé avec la religion, sans savoir pourquoi. Je n’arrivais plus à avoir de l’enthousiasme pour faire du bien. Puis j’ai vécu un autre décès, et je me suis rendue compte que je n’ai jamais quitté. J’étais encore plus enthousiaste après, j’essayais de donner ce que j’avais.

• Quand j’étais en grand besoin dans le passé, on m’avait proposé d’aller au Secours Catholique, j’hésitais. Mais j’ai accepté quand j’ai su que je participerai un peu. Ca changeait l’état d’esprit. Prier, oui, mais seule c’est difficile. Ce n’est pas comme en sortant de la messe. Je peux avancer avec ça. Redonner ce qu’on a reçu, c’est ça, porter du fruit. Par exemple, en hôpital de jour il y a 2 ans, j’ai rencontré une personne un peu perdue. Elle avait été enfermée longtemps. Alors à plusieurs, on a essayé de la soutenir, de l’encourager, de l’intégrer dans le groupe.

• J’aime le verset « celui qui demeure en moi et en qui je demeure… porte du fruit » Il y a une osmose, une réciprocité. La rencontre forte avec Dieu a été pour moi au caté. Comme je n’entendais pas bien, c’était dur. La catéchiste m’a expliquée que Dieu m’aimait comme j’étais, alors que j’étais rejetée par tous. Ça me permet d’être toujours en prière, quelle que soit la réalité de la vie.

 

« Quand je ne dors pas la nuit, je mets une chaise à côté de mon lit, pour Lui. »

 

• Les bons fruits… quand je vois le cep... Jésus est le tronc. Dieu est la sève qui nourrit le tronc et donne de bons fruits, c’est-à-dire les actions, les bonnes pensées, tout ce que je peux faire. Ce qui coupe la relation n’est pas grand-chose pour moi. C’est mon état de solitude ordinaire. Je me sens tout le temps habitée, dans un état de prière permanente. Même si je me sens habitée, je ne suis pas pour autant sur un petit nuage et il y a les difficultés de la vie. Mais je sais qu’il est là.

• Moi, je suis convertie, je n’appartiens pas à un milieu croyant. Je me suis engagée en politique par souci de l’autre, pour la justice, pour un monde meilleur avec chacun ses moyens. J’avais déjà conscience que ma vie était reçue d’un autre. Quand on m’a donné une Bible, la phrase qui m’a marquée c’était « Je t’ai appelée par ton nom ». C’était énorme pour moi. Chez nous, on ne nous appelait pas par nos noms, mais par des surnoms, on se moquait, c’était dur. Je suis partie sur le chemin du catéchuménat. Je trouvais ça bien. Lors de ma première communion, j’ai reçu la présence du Seigneur en pleine poire. Je me suis effondrée en pleurs.

• Comment j’ai nourri ma relation à Dieu ? La maladie, la dépression m’ont fait connaître un autre Dieu. On se fait une idée de Lui... J’ai reçu beaucoup de grâces. Dieu se sert de beaucoup de choses. J’ai évolué dans mon regard. Ce qui me nourrit, c’est de savoir que Dieu est présent en moi. J’ai découvert qu’un endroit en moi était pur. Maintenant je me recentre sur cet endroit. Quand je suis fatiguée physiquement ou spirituellement, je fais une retraite. J’ai des engagements comme Amitié Espérance, la prière, l’écoute de ce que dit l’autre et qui nous emmène plus loin.

• Si je perds contact avec le Christ, je perds la joie. Avec lui, je comprends le pourquoi de ma vie, je la reçois d’un autre. Quand je ne dors pas la nuit, je mets une chaise à côté de mon lit, pour Lui ! Ça n’empêche pas les questions. J’ai tout un carnet de questions. Mais Dieu veille. Nous sommes menacés de résurrection !
• Ma femme est malade et il y a quelques temps j’ai commencé à me demander s’il ne fallait pas partir en maison de retraite. J’ai même commencé préparer, les médicaments ne marchant pas. J’étais au fond du trou. Avec mon épouse, on a prié. Les enfants sont venus aussi prier avec nous. J’étais comme le sarment avec le cep, accroché à Jésus. Dans le texte, il y a 5 fois le mot « demeurer ». Si je n’avais pas été accroché à Jésus, je ne tenais plus.

 

« Personnellement, je vais bien et le piège quand on va bien, c’est qu’on n’a pas besoin de Dieu. »

 

• On se dit « Jésus va m’aider, me guérir, avec notre façon ! » Mais Dieu a parfois une autre volonté. Il me permet de consentir à vivre ce que j’ai à vivre. Je deviens plus humain.

• Si j’ai un problème, je vais mettre une bougie. Pour ma vie avec Jésus. Jésus est dans mon cœur. Il bouleverse ma vie, il me donne de la force. Je suis en plein combat en ce moment. Mais j’accepte mon poste au travail même si c’est difficile.

• Quand j’ai entendu le texte, j’ai trouvé rude que l’on jette au feu les sarments secs… Car je crois que parfois, je suis ce sarment sec... Est-ce que je mérite pour autant d’être jetée au feu ?

• Quand j’entends tout ce que vous avez dit, j’admire ! Personnellement, je vais bien et le piège quand on va bien, c’est qu’on n’a pas besoin de Dieu. Ou du moins, on peut le croire.

• « Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples » : en voyant ce mot gloire, je me disais, comme Irénée, « la gloire de Dieu, c’est l’homme debout ». Du coup, porter du fruit, être disciple, c’est prendre soin de l’homme, aider à le remettre debout.

• « Demandez et vous aurez ». On peut se dire que ce n’est pas le cas, mais il y a une condition : « Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous ». Et c’est normal car alors, on ne peut demander que ce qui va dans le sens de Dieu.

• « En dehors de moi, vous ne pouvez rien faire » Et pourtant, moi je trouve que si ! J’arrive à faire des choses intéressantes, d’autres non croyants aussi, heureusement… Alors on peut parfois se demander pourquoi rester relié à Dieu ?

 

« Moi ça me fait du bien d’entendre des questions, des doutes, et pas seulement des certitudes ! »

 

• Moi aussi, je me suis dit que c’était un peu dur d’entendre que les sarments secs on les jette au feu. Mais c’est à rapprocher de la parabole du bon grain et de l’ivraie, où on brûle l’ivraie pour que le bon grain ne soit pas contaminé. Ou de la parabole des brebis et des boucs, les uns à droite, les autres à gauche, pour séparer le bien du mal.

• Tous, quelque part, on est à la fois des sarments secs et des sarments qui portent du fruit. Moi, je suis un peu jaloux de ceux qui ont toujours le Seigneur avec eux, à côté d’eux ! Mais c’est important d’être conscients qu’on est porteurs de fruits ou pas, avec notre part d’ombre et de lumière.

• Moi ça me fait du bien d’entendre des questions, des doutes, et pas seulement des certitudes !

• On peut se demander pourquoi certains ont une vie lisse sans problèmes apparents alors que d’autres concentrent les soucis de toute sorte.

• Il y a de la force dans la faiblesse comme dit saint Paul. Dans le livre de Job, Job qui avait eu en abondance et à qui Dieu avait tout repris, conclut en substance : le Seigneur a donné, le Seigneur a repris. Il a accordé le bonheur, pourquoi pas le malheur. J’ai un défenseur, Dieu. Et Job continue d’avoir foi en la vie.

• Quand on est dans les difficultés, on appelle Dieu, sinon on a plus tendance à le laisser de côté.

• Jésus lui-même a bien exprimé des doutes, ou plutôt une souffrance extrême en disant « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

 

En savoir plus sur 
« Amitié Espérance - Arc en Ciel » : 

Amitié-Espérance-Arc-en-Ciel propose une présence auprès de personnes éprouvées par la souffrance psychique ou liée à un état dépressif.
Le mouvement rassemble des personnes qui témoignent de l’amitié et de l’Espérance au cœur même de leur fragilité. Il se veut un lieu d’accueil, d’écoute, de partage, de rencontres, au travers des expériences de la vie ordinaire.Il permet de cheminer au sein d’un groupe, composé d’accompagnants et de personnes fragiles. L’isolement peut ainsi être brisé. Le groupe est un espace convivial où chaque personne est accueillie, écoutée... Pour que chacune conserve toute sa dignité et prenne sa place dans la société et dans l’Église. Ce mouvement diocésain est sous la responsabilité du Service de la Pastorale de la Santé du diocèse de Pontoise.
CONTACT : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Recueilli par Geneviève Robert
Pastorale du Handicap
Octobre 2020

 

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