25/04/2019

1904prepa malades

Partage de la Parole Des personnes éprouvées par la souffrance psychique ou liée à un état dépressif se sont retrouvées pour réfléchir au sacrement des malades et s’y préparer, en méditant notamment un passage de l'Evangile selon saint Jean : la guérison du lépreux de Bethzsatha. Echos...

 

Quelques personnes du groupe Amitié Espérance d’Eaubonne se sont retrouvées pour réfléchir au sacrement des malades et s’y préparer, entre autres en méditant un texte d’Evangile.

Echos du partage sur le texte de Jean 5,1-16

« Après cela, il y eut une fête juive, et Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents. Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pieds : « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” » Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? » Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit. Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. » L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat. »

 

Les échos du partage

  • Dans ce texte, on voit que plusieurs malades sont entrés dans la piscine pour se purifier. Un d’eux ne le pouvait pas. Mais Dieu l’a vu et est venu pour l’aider.
  • « Prends ton brancard ! ». Le sacrement des malades c’est bien beau, mais ce n’est pas magique… On repart avec son brancard, sa maladie, son handicap. Mais le sacrement donne la force de mieux supporter la maladie ou le handicap.
  • Je veux être purifiée de mes péchés comme les malades près de la piscine de Bethzatha !
  • Il y a le sacrement de réconciliation pour cela. Le péché, c’est s’écarter, se couper de la miséricorde du Seigneur. Le sacrement de réconciliation nous remet dans cet amour. Autant de fois que nécessaire ! L’onction des malades peut être reçue dans un moment de sa vie particulièrement difficile physiquement ou moralement. On ne le reçoit qu’une fois pour une même maladie, mais on peut le recevoir plusieurs fois en cas d’aggravation ou pour une autre pathologie
  • Pour moi, recevoir le sacrement des malades est un signe d’humilité ! Quand la vie est très lourde, trop lourde, on croit qu’on va s’en sortir seul. Mais s’en remettre à la tendresse du Seigneur c’est une sacrée démarche.

 

"S’en remettre à la tendresse du Seigneur, c’est une sacrée démarche."

 

  • Moi, j’ai vécu il y a longtemps l’effusion de l’Esprit et c’était formidable. Effusion de l’Esprit et sacrement des malades ont en commun de recevoir la force de l’Esprit Saint.
  • J’ai reçu le sacrement il y a plusieurs années et je m’en souviens encore. C’est comme si je me sentais invincible malgré mes nombreuses pathologies ou handicap. Aujourd’hui, j’ai appris que j’ai deux nouvelles pathologies, deux de plus ! Mais je ne me sens pas totalement submergée par le problème. Je vais réfléchir pour savoir si je demande ou non à recevoir le sacrement.
  • Moi, j’ai vécu des choses tellement dures qui me poursuivent encore, que je veux recevoir le sacrement
  • Le sacrement c’est une force qui rentre dans nos corps
  • J’ai de la force en moi, mais j’ai besoin de plus, comme d’un fortifiant !
  • C’est beaucoup plus que ça !

 

"Demander le sacrement, c’est le contraire de se dire « je vais y arriver seule »."

 

  • Je suis frappée dans le texte de la confiance du lépreux. 38 ans qu’il attendait au bord de la piscine l’instant favorable. Quelle confiance aveugle dans le Seigneur. Je ne suis pas sûre d’avoir une telle confiance !
  • Ce lépreux, personne ne l’a remarqué pourtant pendant tout ce temps, ou personne n’a voulu le voir. Mais Jésus l’a vu ! Invitation pour nous aussi à voir ceux qui restent au bord de la piscine ou du chemin
  • Et Jésus lui demande s’il veut être guéri !! Bien que sûr que oui ! On ne le voit pas dire non... Ça veut dire que Jésus le laisse libre, en lui demandant ce qu’il veut... Si on avait tout ce qu’on veut même sans demander, on ne serait pas libre...
  • L’homme part annoncer la bonne nouvelle, mais il se fait rabrouer par certains, à cause du sabbat. Ils doivent être jaloux de le voir guéri... J’ai vécu ça moi aussi plusieurs fois dans ma vie.
  • Dieu nous renvoie à nous-mêmes. Humainement parlant, quand je demande de l’aide, je n’attends pas tout de la personne. J’attends qu’elle me renvoie à mes propres forces.
  • Pour moi, le sacrement est un acte d’humilité. Dieu a une toute puissance d’amour. Demander le sacrement, c’est le contraire de se dire « je vais y arriver seule ». Pour moi, c’est difficile de recevoir...

"Recevoir le sacrement, c'est croire en sa puissance d’amour."

 

  • J’ai reçu une fois le sacrement dans des circonstances particulières. J’ai demandé de parvenir à faire comme Jésus, de ne pas répondre à la violence par la violence. Sans Lui, on ne peut y arriver. J’en ai reçu beaucoup de pacification par rapport à moi-même, à mes exigences, j’en ai reçu de la patience, j’ai été capable de rester en dehors de ceux qui critiquent, de tourner la page.
  • Pour moi aussi, le sacrement des malades, ce sera pour pouvoir faire face à la violence, pour me délivrer de la haine. Je parle de ma violence intérieure mais aussi de l’impact du handicap dans ma vie sociale.
  • Recevoir le sacrement, c’est s’en remettre à quelqu’un, croire en sa puissance d’amour, croire que l’on puisse être capable de passer au-dessus de toutes ces forces qui nous barrent le chemin.
  • L’important aussi pour moi, c’est que sacrement rejoint le corps. « J’avais faim, j’avais soif, …. »
  • Je me suis confessée il y a 10 jours et je trouve que l’onction des malades ne va pas sans la confession. La confession est comme une première étape de l’onction, même si elle n’est pas obligatoire.
  • Quand je me confesse, j’offre aussi tout ce que j’oublie. Comme ça je suis tranquille...
  • Mais Dieu pardonne aussi ce que l’on n’a pas dit, ce que l’on a oublié, ou même ce que l’on ne sait pas nous-même être un péché..

 

"Je ne dis pas merci pour tout ce qui me tombe dessus, mais je dis merci à la vie !"

 

  • Dans le texte, je suis frappée aussi que Jésus qui transgresse la loi en guérissant le jour du sabbat, pousse le lépreux à transgresser aussi, en prenant son brancard… Le sacrement, la guérison, nous poussent à aller beaucoup plus loin que prévu !
  • Mais ce n’est pas une simple transgression, c’est pour la vie ! Le lépreux depuis 38 ans était comme mort au bord de la piscine. Une fois guéri, il est revenu à la vie !
  • Au risque de choquer, je redis aujourd’hui que si je n’avais pas tous ces handicaps, toutes ces maladies, je serais peut-être devenue très égoïste. Cela a été comme une grâce reçue. Une grâce qui m’a donnée une mission !
  • Même sans handicap, on peut avoir subi beaucoup de choses. Mais ce n’est pas Dieu qui m’a envoyé mes problèmes. Mais quand j’étais jeune, je suis convaincue que c’est ce qui m’a permis de trouver Dieu. Je ne dis pas merci pour tout ce qui me tombe dessus, mais je dis merci à la vie !
  • Je relisais sur sœur Emmanuelle qui parlait de ses chiffonniers, qui étaient voleurs, menteurs, …, mais quand l’un d’eux avait un problème, alors tous étaient là pour aider. Et l’abbé Pierre disait pareil..
  • Moi, j’ai un rêve ! J’aimerais montrer aux gens qu’on peut être heureux malgré plein de choses qui nous tombent dessus – et qu’on peut dire merci !

Le petit groupe qui a préparé le sacrement, a en outre décidé de deux choses :

  • La semaine prochaine, chaque personne sera accompagnée par un membre du groupe qui veut bien être son « parrain » ou sa « marraine ». Chaque binôme prendra un petit temps ensemble pour rendre grâce.
  • Par ailleurs, pourquoi ne pas dire ce rêve sur Radio Enghien ! Nous décidons de témoigner sur cette radio.. A organiser.

 

 

En savoir plus sur « Amitié Espérance - Arc en Ciel » : 

Amitié-Espérance-Arc-en-Ciel propose une présence auprès de personnes éprouvées par la souffrance psychique ou liée à un état dépressif.
Le mouvement rassemble des personnes qui témoignent de l’amitié et de l’Espérance au cœur même de leur fragilité. Il se veut un lieu d’accueil, d’écoute, de partage, de rencontres, au travers des expériences de la vie ordinaire.
Il permet de cheminer au sein d’un groupe, composé d’accompagnants et de personnes fragiles. L’isolement peut ainsi être brisé. Le groupe est un espace convivial où chaque personne est accueillie, écoutée... Pour que chacune conserve toute sa dignité et prenne sa place dans la société et dans l’Eglise.
Ce mouvement diocésain est sous la responsabilité du Service de la Pastorale de la Santé du diocèse de Pontoise.

CONTACT : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

Recueilli par Geneviève Roobert
Responsable diocésaine de la Pastorale du handicap
Avril 2019

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